"COMdeCRISE & CRISEdeCOM"
par Jean-Paul BUSNEL
- Un autre ton - Une autre actualité- Un autre regard -
| Octobre 2008 | ||||||||||
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Tremblez « veaux, vaches, cochons, couvées ! Tremblez « régimes spéciaux, retraites dorées, grévistes à vie ». Le nouveau « Zorro » est arrivé, ou presque. Et tout s’agite autour de lui. L’UMP se demande bien quelle mouche a piqué Nicolas Sarkozy tandis que la gauche ne sait plus à quel Jospin se vouer. Chacun est débordé sur ses extrêmes et voit poindre une « révolution » qu’il n’a ni envisagé, ni encadré, ni même souhaité. Car, de son côté, la CGT-cheminots fourbit ses armes et prépare ses calicots pour le mois prochain. On pourra notamment y lire « Solidarité avec les retraités », « Public-privé, même combat », « Sauvons nos retraites », à défaut d’y comprendre « 37 annuités pour tout le monde » et « départ à 75 ans pour nos enfants ».
Le comique de la situation, si tant est qu’il y en ait un, c’est que Dominique de Villepin s’annonce déjà comme le meilleur défenseur des « Droits acquis ». Le Premier ministre dédramatise la situation à coup de communiqués. Il assure partout, et même plus loin, que les « régimes spéciaux » ne sont pas la priorité du gouvernement, qu’il n’y a rien dans la feuille de route à ce sujet et qu’il ne faut pas « monter certains Français contre d’autres ». L’homme du CPE pur et dur devient aujourd’hui l’homme du compromis, compréhensif et bon enfant, nouvel apôtre de la non-violence en politique et de la concertation jusqu’à épuisement. Il rappelle que, à propos des retraites, « il y a un rendez-vous prévu en 2008 qui doit faire l’objet d’une très large concertation, d’un très large dialogue. Il est très important de tirer à chaque étape les leçons de l’expérience… ». Bref, Dominique de Villepin préfère reporter les échéances et perdre encore deux ans plutôt que s’attaquer, comme le recommande la Cour des Comptes, à ce dossier explosif. C’est sans doute de bonne guerre. Après moi, le déluge ! Sauf que le « déluge » pourrait bien prendre tout le monde de vitesse.
Au train où vont les choses, le Premier ministre va devoir gérer et tenter d’éteindre le feu que d’autres que lui ont allumé. Mais il risque une fois de plus de ramer à contre-courant si l’on en juge par le sondage CSA – Le Parisien Libéré qui, aujourd’hui, nous apprend que près de 60% des Français, dont, parmi eux, 53% de fonctionnaires et 63% de salariés du Privé, sont pour une réforme « rapide » des « régimes spéciaux ».
L’épreuve de force est donc engagée et, de son issue dépendra désormais la Présidentielle.Tant mieux finalement. Pour une fois que, avant d’être élus, des hommes politiques nous parlent d’équité, de sacrifices, de courage, de liberté et de restauration de la République et qu’ils affirment vouloir les mettre en pratique, contre vents et marées, au risque de perdre des voix,… chacun, de tous côtés, se prend à… rêver.
- Tout Etat libre où les grandes crises n'ont pas été prévues est à chaque orage en danger de périr.
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Jean-Jacques ROUSSEAU
- Le 08 septembre 2008 : jury de recrutement Bac +5
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