"COMdeCRISE & CRISEdeCOM"
par Jean-Paul BUSNEL
- Un autre ton - Une autre actualité- Un autre regard -
| Septembre 2008 | ||||||||||
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« Ne pas se plier à l’opinion », mais « incarner le PS », pour l’un. Ne pas opposer « les citoyens » aux « experts d’en haut » et rassembler tout le monde grâce aux « débats participatifs » pour l’autre. Le « grand oral » de Lens a vite tourné au duel à fleurets mouchetés. Mais on n’en saura guère plus tant les duettistes ont pris mille précautions pour ne pas toucher là ou cela fait mal et « désespérer » la gauche dans ce qu’elle a de plus précieux. A savoir qu’elle veut croire, contre tout sondage et baromètre, qu’elle est toujours l’avenir de l’« uomo socialibus », héritière de Jaurès, Blum et Jules Ferry. Oubliant que, un jour de 2002, à force de mélanger Trotski et Mitterrand, de ménager la chèvre et le choux, de se compter sans se rassembler, elle dut se résoudre à regarder la France voter.
Dès lors, les grandes réformes ont été tout juste « effleurées » et pas un mot, ou presque, n’a été prononcé sur ce service public qui, aujourd’hui, se sent attaqué dans ses retraites ou ses sureffectifs. Les candidats du PS ont voulu, hier, brosser leurs électeurs dans le sens du poil. Sans allusions aux militaires, à l’école des parents et au service minimum. Sans illusions sur des applaudissements qui, dans moins d’un mois, laisseront place pour tous, sauf pour un, aux félicitations polies et aux manifestations de dépit. Sans faire de vagues, certes, mais sans provoquer non plus ce tsunami de réflexions et de projets pour relever la France et ses habitants.
Hier, les « 101 » propositions de François Mitterrand n’ont pas trouvé de prolongations chez Jospin, Royal, Fabius et les autres. On s’est borné finalement au petit « carnet rose » de François Hollande, qui peine à faire recette en librairie. Bien « torché », mais bien mal illustré. Chacun s’est attaché à vouloir convaincre les adhérents dans une démarche de parti pris et d’arrière-boutique. Mais cette sorte de primaires à l’américaine n’avait rien d’une fête. Et, s’il n’est pas sûr que cela suffise pour espérer battre Nicolas Sarkozy, on sait déjà qu’il en faudrait bien plus pour séduire la… France.
- Tout Etat libre où les grandes crises n'ont pas été prévues est à chaque orage en danger de périr.
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Jean-Jacques ROUSSEAU
- Le 08 septembre 2008 : jury de recrutement Bac +5
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