"COMdeCRISE & CRISEdeCOM"
par Jean-Paul BUSNEL
- Un autre ton - Une autre actualité- Un autre regard -
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La présentation du budget 2007, ce matin, par le gouvernement, est sans doute, comme chaque année, la plus belle escroquerie qui soit. On y fait assaut « chiffré » de voeux pieux qui, pour la plupart, resteront dans les cartons. Faute de volontés parfois, de moyens sûrement et de courage surtout. On y promettra une baisse des déficits et une réduction des endettements qui, pour nombre d’entre elles, tiendront du miracle institutionnalisé. Faute de courage parfois, de volontés sûrement et de rigueur surtout.
Un an avant la Présidentielle, mais c’est vrai tout le temps car on est toujours « un an avant quelque chose », ordre est donné de ne pas « désespérer Billancourt » ou d’alimenter les armées des partis d’opposition par des mesures trop « drastiques ». Le budget devient alors un outil électoral qui s’use d’autant moins que l’on ne s’en sert pas. Au gré des rectifications pluriannuelles.
La plus belle des escroqueries repose déjà dans sa présentation. On nous assure, en effet, d’un déficit de l’Etat fixé à 41,6 milliards d’euros. Ce qui est déjà un non-sens. Pas un seul père de famille ou entrepreneur digne de ce nom n’oserait présenter à sa banque ou à son conseil d’administration, de tels comptes. Le propre d’un budget étant d’être « en équilibre », chacun serait renvoyé vite fait à sa copie avec, pour mission, de ne revenir que le travail achevé. Mais ce qui était vrai du temps du général De Gaulle ou de Georges Pompidou ne l’est plus depuis Giscard et, surtout, depuis Mitterrand. L’Etat a découvert avec gourmandise les « vertus » du déficit budgétaire tandis que le citoyen « effaré » ignore largement que le taux d’endettement de la France par rapport au produit intérieur brut est largement supérieur à 64%.
Le seul mérite de l’exercice de « haute volée » d’aujourd’hui est qu’il permet à tout un chacun qui le souhaite vraiment de constater que la marge de manœuvre politique n’existe plus. Que droite et gauche n’ont d’autre alternative que de réformer et de restructurer l’Etat. Reste à savoir à quelle vitesse. Mais c’est sans doute le dernier des… cadeaux.
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- Tout Etat libre où les grandes crises n'ont pas été prévues est à chaque orage en danger de périr.
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Jean-Jacques ROUSSEAU
- Le 08 septembre 2008 : jury de recrutement Bac +5
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