"COMdeCRISE & CRISEdeCOM"
par Jean-Paul BUSNEL
- Un autre ton - Une autre actualité- Un autre regard -
A quoi pense donc le chef de l’Etat quand il déclare dans « Le Figaro » d’aujourd’hui que « tout est possible » pour la Présidentielle de 2007 ? A quelle nouvelle stratégie perverse se livre Jacques Chirac quand il se pose en arbitre du gaullisme et en donneur de leçons sur « l’esprit d’unité et de rassemblement » ? La veille d’un scrutin révèle toujours d’étranges tempéraments et efface bien des mémoires. Il est ainsi étonnant de voir combien d’hommes d’Etat « dissimulent », une fois tous les cinq ou sept ans, de sombres Machiavels. S’ingéniant à dresser les uns contre les autres, à diviser pour mieux régner, à semer le doute ou la rumeur et à s’auto-décerner des brevets de bonne gouvernance ou de moralité. C’est aussi tout le pari de la politique d’aujourd’hui qui consiste à savoir mentir à bon escient et à flatter éternellement courtisans et anciens combattants.
On en avait déjà eu l’illustration en d’autres temps, quand la gauche faisait programme commun et que son Président se défendait de toute compromission. Quand il était à l’écoute « téléphonique » de tous les Français et jurait sur le coeur qu’il était innocent. On en a encore aujourd’hui la parfaite démonstration quand il n’est pas une semaine qui ne nous plonge dans les abîmes profonds de la « Chiraquie », avec fonds secrets et petites économies. Le tout caché par de grandes idées et de pompeuses déclarations.
Car le « pouvoir » exige de ses laudateurs, comme de ses serviteurs, quelques sacrifices. Il impose de rappeler périodiquement aux électeurs que l’on existe. Et que l’on est à la « source » de toutes les améliorations. Aujourd’hui, le président de République, en parfait marionnettiste, entend bien montrer qu’il détient tous les fils de « la » solution, qu’il ne s’est pas passé un instant, durant son voyage en Chine, où il n’ait pensé à la France et que la nouvelle baisse du chômage ne tient pas de « l’opération du Saint-Esprit » . Il a ainsi délivré satisfecit et compliments, encouragements et avertissements.
Jacques Chirac applique à la France et aux Français de vieilles recettes qui ont fait leurs preuves. Avec, en conclusion, cette boutade qui n’en est pas une : « je souhaite que la majorité garde à l’esprit le vieux principe selon lequel l’union fait la force, et qu’elle agisse en conséquence ». Histoire peut-être de rappeler que les principes sont, pour lui, toujours d’actualité quand ils s’adressent… aux autres.
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- Tout Etat libre où les grandes crises n'ont pas été prévues est à chaque orage en danger de périr.
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Jean-Jacques ROUSSEAU
- Le 08 septembre 2008 : jury de recrutement Bac +5
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