Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Information ou Communication
  • : Jean-Paul Busnel, journaliste et éditorialiste, aujourd'hui intervenant-professeur auprès de grandes écoles, notamment SciencesCom, Centrale, Audencia, EAC, et par ailleurs consultant/expert pour les entreprises, porte un oeil critique sur l'actualité
  • Contact

Citation du jour

sas_titre-1.jpg- Tout Etat libre où les grandes crises n'ont pas été prévues est à chaque orage  en danger de périr.

.

Jean-Jacques ROUSSEAU

Agenda

 

 

Archives

23 décembre 2006 6 23 /12 /décembre /2006 13:19

Le Père Noël est descendu avec quelques jours d’avance dans la hotte de DCN, ex-Direction des Constructions navales, avec la commande de six sous-marins nucléaires d’attaque « type Barracuda » livrables entre 2016 et 2027. Voici donc un cadeau royal qui devrait faire « plaisir » à nos enfants qui voient ainsi la dette française « s’enrichir » de plus de 8 milliards d’euros, sans compter les « rallonges » habituelles de ce style de contrat, de l’ordre de 30 à 50%, comme on l’a vu avec les hélices du porte-avions « Charles-de-Gaulle ». Décidément, la France ne doute de rien et engage les budgets à venir, et les nouvelles générations, avec une facilité déconcertante qui frise l’écoeurement.

On en oublierait presque que notre pays est en situation de « sur-surendettement » et que notre dette publique atteint déjà, selon le rapport Pébereau, plus de 2.000 milliards d’euros. Soit la bagatelle de 120% de notre produit intérieur brut. Pas étonnant, dès lors, que de nombreux « contributeurs », tel Johnny qui estime cette semaine, sur Paris-Match, avoir payé à lui tout seul l’équivalent d’un porte-avions, aient décidé de nous quitter pour ne plus avoir à payer les frais de notre « grandeur ». Là est, en fait, le cœur de notre problème. Faut-il continuer à investir ? Oui ! sans aucun doute, mais à condition que notre investissement soit « utile », non seulement en terme de maintien ou de création d’emplois, mais aussi en terme de création de richesses. Ce qui, en l’espèce, est très loin d’être le cas.

Car, en ce qui concerne nos sous-marins, nous n’avons à nous mettre sous la main que le discours pompeux, délivré vendredi par le porte-parole du ministère de la Défense. Selon lui, ce programme « permettra de conforter le statut de puissance navale de premier rang de la France ». C’est un peu court question pertinence du statut. Cela n’engage par ailleurs que son auteur et devient désormais hors de prix et de proportion. Il n’est en aucun cas nullement l’assurance d’un bon choix et d’une nécessité militaire. D’autant que l’on peut estimer que la portée de nos missiles balistiques aura largement progressé d’ici dix ans et qu’il ne servira à rien d’avoir de nouveaux sous-marins pour se rapprocher de nos cibles « potentielles ». En réalité, il n’est pas acceptable que de tels engagements ne fassent pas l’objet d’un contrôle budgétaire indépendant et plus sérieux. D’autant que cette commande est assortie d’un dédit de 100 millions d’euros avec les industriels en cas d’annulation d’une commande.

Alors, à quelques mois de l’élection Présidentielle, on ne peut que déplorer une telle attitude et un tel contrat qui tiennent plus du chèque en blanc, sinon de l’escroquerie, que de la fuite… en…avant.

Partager cet article

Repost 0
Published by le blog-notes de Jean-Paul Busnel - dans jpbusnel
commenter cet article

commentaires