"COMdeCRISE & CRISEdeCOM"
par Jean-Paul BUSNEL
- Un autre ton - Une autre actualité- Un autre regard -
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Noël, ce sont des milliers de sourires de par le monde. Mais certains sont, parfois, plus importants que d’autres car ils sont tout à la fois annonciateurs de fin de souffrances et porteurs d’espoirs. Deux bonnes nouvelles sont ainsi arrivées juste à temps pour les fêtes. L’une aura permis à Nathalie Gettliffe de sortir de prison pour retrouver sa famille, après huit mois d’enfermement au Canada pour rapt d’enfants. Il reste à espérer que la jeune femme saura désormais trouver cette paix intérieure qui lui sera nécessaire pour bâtir l’avenir avec tous ses enfants. L’autre bonne nouvelle aura redonné un peu d’espoir à cette Palestine déchirée de l’intérieur depuis l’arrivée du Hamas au pouvoir. La poignée de mains entre Mahmoud Abbas et Ehud Olmert symbolise, après six mois de brouille et de silence, et à défaut de mieux, une reprise du processus de paix et une volonté d’apaisement de part et d’autre. Il suffirait sans doute de peu de chose, de la libération du soldat Shalit contre quelques dizaines de prisonniers palestiniens par exemple, pour que la fête soit complète.
Finalement, la situation n’est jamais désespérée et il n’y a pas de cause perdue d’avance. « Le temps est un grand maître, il règle bien des choses » disait Corneille dans Sertorius. Mais qu’il est long parfois pour des calvaires qui n’en finissent pas. Pour ces infirmières bulgares condamnées à mort et à tort en Lybie. Pour Ingrid Betancourt qui va bientôt entamer sa sixième année de détention dans la jungle colombienne, loin des siens. Pour ces sinistrés d’Asie du sud-est qui, déjà éprouvés par le tsunami, n’en finissent pas de lutter contre les éléments et, plus précisément, contre ces pluies de mousson qui ont fait des centaines de morts. Pour tous ceux, enfin, que l’on hésite à… dénombrer, de peur d’en oublier.
Pourtant, Noël représente pour eux, comme pour nous, cette étoile inaccessible que chantait merveilleusement Jacques Brel quand il célébrait la quête. Car elle brille encore, au milieu des tempêtes, et entretient l’espoir. Trait d’union entre l’orient et l’occident, elle luit contre vents et marées. Elle est à la fois, pour parodier Verlaine, ce « brin de paille dans l’étable » et ce « caillou dans un creux ». A condition, bien sûr, d’y… croire.
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- Tout Etat libre où les grandes crises n'ont pas été prévues est à chaque orage en danger de périr.
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Jean-Jacques ROUSSEAU
- Le 08 septembre 2008 : jury de recrutement Bac +5
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