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  • : Jean-Paul Busnel, journaliste et éditorialiste, aujourd'hui intervenant-professeur auprès de grandes écoles, notamment SciencesCom, Centrale, Audencia, EAC, et par ailleurs consultant/expert pour les entreprises, porte un oeil critique sur l'actualité
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sas_titre-1.jpg- Tout Etat libre où les grandes crises n'ont pas été prévues est à chaque orage  en danger de périr.

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Jean-Jacques ROUSSEAU

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27 décembre 2006 3 27 /12 /décembre /2006 09:37

C’était une dictature, c’est devenu une poudrière. Et ce n’est pas la mort annoncée de Saddam Hussein qui risque de changer les choses. L’Irak est à feu à sang. Sunnites et Chiites se renvoient coups pour coups, sous forme d’attentats sanglants. Et les armées américaines et britanniques sont désormais confinées au rôle de spectateurs impuissants d’une guerre qui les dépasse et les déchire. Washington a échoué dans sa tactique pour sécuriser Bagdad. Et ce malgré de réelles avancées, comme l’élection du Parlement il y a tout juste un an. Mais ce n’est pas suffisant et cela n’a pas empêché les fanatiques de déposer leurs bombes.

Le jour n’est pas si lointain où Américains et Britanniques devront prendre la décision de partir pour éviter de continuer à y mourir. Bêtement, au coin d’une rue ou d’une avenue, en « libérateurs » assassinés. Comme ce week-end de Noël où seize soldats américains ont encore perdu la vie. Mais le pire serait de partir maintenant et de laisser le pays aux mains des factions et extrémistes de tous bords. Avec la loi du sang, de la Charia, de la vengeance et de l’amertume en prime. Et le sourire de contentement de deux pays prédateurs qui s’agitent peu dans l’ombre mais n’en agissent pas moins pour autant, l’Iran et la Syrie.

L’Histoire exigera bien un jour que l’on se repose les vraies questions, même si elles dérangent. Fallait-il intervenir en Irak pour mettre à bas ce dictateur qui, certes, dirigeait le pays d’une main de fer depuis 1979, mais maintenait dans ce recoin du monde un fragile équilibre entre l’Iran des mollah et l’Arabie saoudite des fidèles ? Fallait-il, au nom des droits de l’homme, livrer un homme et un régime à la vindicte publique alors que le chaos est aujourd’hui cent fois plus meurtrier ? Fallait-il enfin rester dans le pays pour tenter d’y installer par la force un ersatz de démocratie à l’occidentale ? Oubliant ainsi que, dans cette partie d’orient compliqué, pas un seul régime ne trouve réellement et historiquement sa légitimité par les urnes ?

La réponse aura sûrement mauvais goût de pétrole, sur fond d’armes de destruction massives jamais trouvées. Mais en attendant, il faut trouver une solution. Ce qui, certes, préoccupe les Etats-Unis, mais pourrait bien aussi, demain, alimenter les cauchemars des… Nations unies.

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Published by le blog-notes de Jean-Paul Busnel - dans jpbusnel
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