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  • : Jean-Paul Busnel, journaliste et éditorialiste, aujourd'hui intervenant-professeur auprès de grandes écoles, notamment SciencesCom, Centrale, Audencia, EAC, et par ailleurs consultant/expert pour les entreprises, porte un oeil critique sur l'actualité
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sas_titre-1.jpg- Tout Etat libre où les grandes crises n'ont pas été prévues est à chaque orage  en danger de périr.

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2 janvier 2007 2 02 /01 /janvier /2007 10:12

Le plus dur, les premiers jours, c’est de changer de date sans se tromper de chiffres. C’est d’être obligé de réfléchir là où l’on s’était habitué à ne plus penser. 2006, cela faisait parfois plus jeune, plus riche et plus facile. Il en est toujours ainsi avec les années paires. Avec 2007, il va falloir tout réactualiser, les CV, les présentations, les contrats, les négociations et les calendriers. Et puis s’habituer… A la hausse du forfait journalier hospitalier comme aux nouveaux tarifs des cliniques privées. A la refonte du barème de l’impôt sur le revenu comme à la hausse programmée de l’assurance habitation. Mais, paradoxalement, la liste des augmentations est un peu plus courte que d’habitude, enfin moins importante que prévu. Rien du côté de la Poste. Rien non plus question SNCF ou question métro. Aucun frémissement en provenance de gaz de France ou d’EDF. Il y a bien un bruit qui court sur l’augmentation possible du prix de l’abonnement France Telecom, mais personne n’a encore eu le courage de le confirmer. Et la redevance télé, hein ! Aucun bruit non plus de ce côté-là. C’en est même inquiétant. Enfin, question Sécu, pas trop d’inquiétude sinon la satisfaction relative de voir le plafond augmenter.

Bref, tout ce que notre petit monde français compte d’entreprises nationalisées, semi-nationalisées, publiques ou semi-publiques, « déguisées » privées ou en passe de l’être, semble se retenir et s’avouer finalement satisfait de son modeste pécule que l’on appelle aussi budget. C’est presque miraculeux. Mais cela n’a lieu que tous les cinq ans et n’a rien de vertueux.

Finalement, une année d’élection, c’est une année entre parenthèses. Les plans sociaux sont priés de se faire discrets ou d’attendre un peu. On y rase gratis ou presque. Personne ne touche aux impôts et nul ne s’avise à promettre misère. A quatre mois du scrutin, il ne faut désespérer ni Billancourt, ni Boulogne et Neuilly. Encore moins Narbonne ou Poissy. Car la victoire se gagne aussi en province et en banlieue. Par ces « petites choses » qui ne sont pas grand-chose, vues de Paris, mais qui représentent des tas de petites économies. Des petits tas comme des gros qui pèsent lourds dans la main qui vote.

A partir de maintenant, il va falloir promettre, mais pas trop, assurer, mais sans plus. Mais, surtout, il va falloir séduire, avec… excès.

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Published by le blog-notes de Jean-Paul Busnel - dans jpbusnel
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