"COMdeCRISE & CRISEdeCOM"
par Jean-Paul BUSNEL
- Un autre ton - Une autre actualité- Un autre regard -
| Octobre 2008 | ||||||||||
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Tout est désormais très clair. Dominique de Villepin et Jean-Louis Debré feront tout ce qui est en leur possible pour faire perdre Nicolas Sarkozy. Le premier ne cache pas d’ailleurs qu’il se verrait bien confier un poste d’ambassadeur juste avant ou après l’élection présidentielle. Au pire, il donnerait des cours de relations internationales. Quant au second, il lorgne sur la place de président du Conseil Constitutionnel, même s’il s’en défend. Dès lors, sans soucis du lendemain, quel que soit ou quelle que soit « le » vainqueur du scrutin, ils multiplient peaux de banane et chausse-trappes, déclarations assassines et sous-entendus affligeants.
C’est la revanche du serpent à plumes dirait Coluche. Les deux fidèles de Jacques Chirac n’ont jamais digéré la trahison de certains avec la candidature d’Edouard Balladur. Ils n’aiment pas non plus les manières à la hussarde d’un Nicolas Sarkozy qui n’est issu ni du sérail, ni de la basse administration. Enfin, pour eux, mettre un « Hongrois » à la tête du pays, c’est un peu trahir les institutions. Et ils préfèrent aujourd’hui risquer de faire perdre leur camp que de perdre leur âme en soutenant quelqu’un qui les a humiliés, négligés ou attaqués en justice. « Les hommes du Président » se jouent ainsi un film dans lequel ils volent la vedette à l’acteur principal qui ose s’attaquer à leur maître vieillissant. Quant à Jacques Chirac, il regarde benoîtement ce jeu d’échec, au-dessus de la mêlée soi-disant, mais, en réalité, étroitement impliqué, « coupable » d’attiser le feu alors qu’il pourrait facilement l’éteindre.
Pourtant, cette « haine » ordinaire, cette politique de la « terre brûlée » commencent à agacer dans les rangs de l’UMP qui voient s’approcher la date des élections, Présidentielle et Législatives, avec une légitime inquiétude. Et ils l’ont fortement manifesté, hier, lors de leur bureau politique, à l’Assemblée. Chaque député, chaque ministre sait en effet que tout est lié et qu’une défaite à l’un des scrutins risque bien d’engager l’autre.
Heureusement, l’effet Juppé est venu contrebalancer quelque peu l’effet désastreux de cette querelle au sommet. L’ancien Premier ministre , qui vise à retrouver une place, toute sa place, sur l’échiquier politique français, a ainsi fait preuve d’un pragmatisme certain en ralliant hier Nicolas Sarkozy. Les deux hommes sont certes très différents, mais aucun n’est assez fou pour refuser de collaborer ensemble. Reste à savoir si cela sera… suffisant.
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- Tout Etat libre où les grandes crises n'ont pas été prévues est à chaque orage en danger de périr.
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Jean-Jacques ROUSSEAU
- Le 08 septembre 2008 : jury de recrutement Bac +5
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