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  • : Jean-Paul Busnel, journaliste et éditorialiste, aujourd'hui intervenant-professeur auprès de grandes écoles, notamment SciencesCom, Centrale, Audencia, EAC, et par ailleurs consultant/expert pour les entreprises, porte un oeil critique sur l'actualité
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sas_titre-1.jpg- Tout Etat libre où les grandes crises n'ont pas été prévues est à chaque orage  en danger de périr.

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14 janvier 2007 7 14 /01 /janvier /2007 10:04

Il n’est jamais trop tard pour bien faire. Mais il y a désormais urgence en France si l’on ne veut pas vieillir plus bête que l’ensemble de la moyenne. Et plus mal que l’ensemble de l’univers. Car, si l’on en croit la très sérieuse étude d’un institut canadien de recherche, le « Rotman Research Institute » de Toronto, la pratique du bilinguisme permet de retarder la sénilité bien mieux que les médicaments. Or, nous sommes, ici, toujours très loin du compte, question langues étrangères, malgré le déni séculaire des enseignants et les affirmations très satisfaites de l’Education nationale.  D’ailleurs, en 2002, lors du dernier test d’évaluation réalisé dans sept pays européens auprès de 1.500 élèves de 15-16 ans, sur leur connaissances en Anglais, nos petits Français sont arrivés bons derniers. Bonnets d’âne derrière les Suédois, les Finlandais, les Norvégiens, les Hollandais, les Danois et même les Espagnols qui, pourtant, lors du précédent test en 1996, n’étaient guère meilleurs que nous.

Mais ce qui nous faisait et nous fait toujours un peu sourire, de médiocrité, risque désormais de nous préoccuper. Car si l’apprentissage des langues était, avant tout, un besoin culturel, il va devenir une urgence médicale. D’autant que l’observation de chercheurs canadiens, qui sera publiée en février dans la revue « Neuropsychologia », ne souffre d’aucune ambiguïté. Ils se sont en effet aperçus, après observation d’un groupe de près de 200 personnes venues consulter pour des troubles cognitifs, que les symptômes de sénilité apparaissaient quatre ans plus tôt, soit vers 71 ans, chez les personnes ne parlant qu’une langue que chez les bilingues. Et ceci, quels que soient leur niveau d’étude, leur sexe, leur milieu social ou leur pays d’appartenance !

Les plus fainéants d’entre nous diront que, contrairement aux apparences, nous sommes bien en avance. Car à défaut de parler couramment la langue de Shakespeare et la langue de Goethe, nous sommes passés maîtres, depuis des décennies, dans la pratique de la langue de bois. Tandis que d’autres, plus cruels encore, « langues de vipères » sans doute, ajouteront qu’avant d’apprendre à parler « étranger », il vaudrait d’abord mieux savoir… lire et écrire en français.

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Published by le blog-notes de Jean-Paul Busnel - dans jpbusnel
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