"COMdeCRISE & CRISEdeCOM"
par Jean-Paul BUSNEL
- Un autre ton - Une autre actualité- Un autre regard -
Dans quelques jours, il ne fera pas bon fumer dans les lieux publics. Ni même dans les toilettes. Ce matin, Xavier Bertrand devrait révéler son plan de lutte contre le tabac avec, comme d’habitude en ce genre de circonstances, une première étape consacrée à la prévention avant l’heure de la grande répression, procès-verbaux à la clé. Près de 180.000 fonctionnaires seront ainsi mobilisés dès le 1er février par le ministre de la Santé qui veut mettre désormais les derniers inconditionnels « à la rue ». sans le moindre abri pour cacher leur « clope » ou leur « cibiche ».
La moindre fumée sera traquée sans pitié, dit-on, dans les administrations et les entreprises. Et lorsque l’on verra gendarmes ou policiers, ingénieurs du génie sanitaire, inspecteurs de l’action sanitaire et sociale, médecins inspecteurs de santé publique ou contrôleurs du travail, le nez en l’air, humer subitement l’air du temps, il faudra en déduire qu’ils sont sur une piste, voire en service commandé.
La nouvelle loi ne dit pas si l’on pourra, anonymement, dénoncer son petit camarade, celui qui fume en cachette et fait tousser son atelier. Elle ne précise pas non plus si l’on pourra verbaliser chefs d’entreprise ou fonctionnaires rien qu’à la perception d’une odeur suspecte. Car, alors, le délit ne sera plus flagrant, même s’il ne fait aucun qu’il ait pu être « consommé ». Mais tout porte à croire en fait, du moins pour l’instant, qu’il faudra être pris la main dans le cendrier pour être sanctionné.
Bref, cette histoire de cigarette risque de faire couler beaucoup d’encre et de diviser les Français au travail. Avant sans doute qu’ils ne s’habituent et décident de ne plus s’écharper et fumer qu’en privé. En toute… liberté.
- Tout Etat libre où les grandes crises n'ont pas été prévues est à chaque orage en danger de périr.
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Jean-Jacques ROUSSEAU
- Le 08 septembre 2008 : jury de recrutement Bac +5
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