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"LE MONDE EN CRISE"
par Jean-Paul BUSNEL
- Un autre ton - Une autre actualité- Un autre regard -
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Michele Alliot-Marie va reprendre sa place de député sur les bancs de l'Assemblée nationale. Elle l'a fait annoncer aujourd'hui par son suppléant en pays basque. Elle montre ainsi qu'elle a du cran et du courage. Car, l'on peut penser ce que l'on veut de cette femme, l'aimer ou la détester, on ne peut lui reprocher d'être fragile ou "tiède". Quoiqu'il arrive, elle reste entière, "droite dans ses bottes" comme le ministre qui l'a remplacée. Mais de quel bois sont donc faits nos politiques pour se relever ainsi toujours et encore des chausse-trappes de la vie ? Quel est donc le ressort secret qui les anime là où tant d'entre nous se seraient cachés ou enfuis pour pleurer ? Ou alors sont-ils insensibles à ce point aux choses de la vie que rien ne les touche profondément ?
Michele Alliot-Marie connait sans doute mieux que quiconque le phénomène du balancier. Elle sait que demain sera un autre jour avec d'autres "os à ronger", d'autres scandales et que "le pire n'est jamais certain" comme dit Lucchini dans un film de Lelouch. Elle a appris à s'endurcir, à se moquer des autres et d'elle-même. Sans aucune pitié. Alors elle devrait pouvoir comprendre d'avoir été sacrifiée. En fait, elle a été trahie par son besoin de grandeur, celui de l'apparat, de l'argent facile, de la considération qu'elle a d'elle-même. Une grandeur qui n'a rien à voir avec celle de la France... Quoique. Elle n'imaginait pas un seul instant qu'elle puisse être prise en flagrant délit de "gourmandise" dans ce pot de confiture des petits avantages de fonction qu'on se refile entre ministres et ministères. Ce même pot "empoisonné" dont se délecte la classe politique, de droite comme de gauche, à longueur d'années, de septennat en quinquennat et de mandats en mandatures. Mais désormais tout se sait. Plus rien ou presque ne peut se dissimuler. On comprend mieux alors pourquoi personne, à droite comme à gauche, ne s'est vraiment léché les babines de sa... démission. Car plus rien désormais ne sera... comme avant.
- Tout Etat libre où les grandes crises n'ont pas été prévues est à chaque orage en danger de périr.
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Jean-Jacques ROUSSEAU
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