Par La crise n'est pas une fatalité
L'affaire du lait maternisé et celle du fauteuil Conforama risquent de mettre à mal la réputation des produits chinois. Car si les consommateurs veulent toujours acheter moins cher, ils ne souhaitent pas pour autant mettre leur santé en danger. Or, dans ces deux cas, on s'aperçoit que les contrôles qualité ont été défaillants. Tant d'ailleurs en interne qu'en externe. Jamais, en effet, sans la vague de mortalité qui a frappé les nourrissons en Chine, on n'aurait décelé ces problèmes de mélanine. Ce qui veut dire, en clair, que les importations chinoises sont assez peu surveillées et que, à défaut de respecter peu ou prou les normes édictées chez nous, elles sont également peu analysées.
C'est inquiétant, pour ne pas dire plus. Aussi l'on aimerait pour le moins que des consignes claires soient données aux douaniers, aux services des fraudes, aux services vétérinaires et qu'elles soient rendues publiques. Histoire de montrer aux consommateurs qu'ils ne sont pas uniquement des porte-monnaies.
Quant à la Chine, il va lui falloir balayer devant sa porte sous peine de se voir fermer les portes des pays étrangers. Du moins, celles des plus riches, celles des plus courageux ou celles des plus... responsables.