Jean-Paul Busnel, journaliste et éditorialiste, aujourd'hui intervenant-professeur auprès de grandes écoles, notamment SciencesCom, Centrale, Audencia, EAC, et par ailleurs consultant/expert pour les entreprises, porte un oeil critique sur l'actualité
Il se passe pour la grammaire française ce qui s’est déjà passé, il n’y a pas si longtemps, pour la lecture. Les enseignants jurent qu’ils n’y sont pour rien si les Français conjuguent mal et que, finalement, tout va pour le mieux dans cette matière. On en sait un peu plus, heureusement, depuis la remise, en 2007, du rapport Bentolila au ministre de l’Éducation. Hélas, nous ne voyons toujours pas venir les réformes promises | Mais, il ne fait plus aucun doute pour personne, aujourd'hui, sauf pour quelques attardés, que les jeunes élèves « s’attachent » désormais moins au phrasé et à la forme de leurs écrits. À tel point que l’on se demande parfois s’ils ont appris un jour ce qu’était le « complément d’objet direct placé avant » et s’il est toujours d’actualité de ne pas faire de phrases sans verbe. |
| Les résultats sont là. Et les faits aussi, honteusement précis et tristement douloureux. |