Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Jean-Paul Busnel, journaliste et éditorialiste, aujourd'hui intervenant-professeur auprès de grandes écoles, notamment SciencesCom, Centrale, Audencia, EAC, et par ailleurs consultant/expert pour les entreprises, porte un oeil critique sur l'actualité

Publicité

CAMPAGNE

Sous les Mérovingiens, Lens avait pour nom « Lenna cas » qui signifiait « forteresse des sources ». Cela risque encore d’être un peu le cas, aujourd’hui, avec la réunion au  « sommet » des candidats PS à l’investiture pour la Présidentielle. Car on n’a jamais vu « débat » si encadré et « sources » si bien gardées. Chacun aura vingt minutes pour « défendre » son projet et organiser à sa manière un contact avec les militants, par micro ou questions posées dans l’urne. Et tout le monde sera appelé à « défiler » religieusement, sans « croiser le fer », par ordre alphabétique. Sauf Ségolène Royal qui passera la première, pour cause d’invitation à Madrid ! La députée des Deux-Sèvres a décidément toujours une bonne excuse en réserve dans sa poche. Comme les bons ou les mauvais élèves. Une excuse d’une urgence incontestable et invérifiable qui fait de la madone de Poitiers une météore des évènements. Car elle brille toujours, même par son absence. Le même coup finalement qu’à La Rochelle. Mais cela vaut mieux, parfois, que de risquer, comme à Pontivy,  une « extinction » de voix.

Lens « joue » à guichets fermés. C’est désormais ici une habitude, tant sur tapis vert que sur moquette rose. Mais les querelles devraient rester feutrées. Pas question de jeter les tricheurs ou les mauvais perdants dans la Deûle, ni même de précipiter qui que ce soit du haut des fortifications aujourd’hui disparues. Mais il y a fort à parier que, à l’issue du débat, l’ancien moulin à vent qui dominait jadis les remparts portera la nouvelle bien au-delà des frontières du département.

Aucun sujet n’est interdit, mais on ne parlera guère des propos qui fâchent ou qui risquent de le faire, notamment de ces « régimes spéciaux » et de cette fameuse retraite des mineurs que portèrent avec succès quelques députés du coin, d’Emile Basly à Arthur Lamendin.

Les plus férus d’histoire rappelleront sans doute ce que fut jadis la guerre entre les « unitaires » et les «  réformistes », après l’échec du congrès de Lille, pour illustrer la « campagne » d’aujourd’hui entre « Jospinistes », « Royalistes » et autres sous-lieutenants.

Et si, en secret, Lens et ses militants rêvent surtout d’une union sacrée, comme en 1935 pour assurer le triomphe du Front populaire, nul n’oserait encore parier sur ce qui relève toujours de... l’utopie.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article