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Jean-Paul Busnel, journaliste et éditorialiste, aujourd'hui intervenant-professeur auprès de grandes écoles, notamment SciencesCom, Centrale, Audencia, EAC, et par ailleurs consultant/expert pour les entreprises, porte un oeil critique sur l'actualité

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FORTUNE

C’est l’histoire d’un homme qui se croyait déjà riche de plusieurs millions d’euros. Que la presse encensait et entourait depuis quelques jours, l’encourageant même à faire « des plans sur la comète » et à envisager quelques investissements. C’est la triste et classique histoire d’un justiciable que la justice « rattrape » au dernier moment, au mépris du parquet général, par une de ses mauvaises surprises dont elle a souvent le tourment.

Pourtant, depuis longtemps, sans doute, jamais Bernard Tapie n’avait passé un aussi bon week-end. Depuis vendredi, il rêvait de puiser largement dans les caisses du Lyonnais et de se « rembourser » de ses déconvenues avec une banque qui s’était finalement montrée plus maligne que lui. Depuis vendredi, il apurait ses dettes, payait ses arriérés au fisc, emmenait sa belle au Pré Catelan, laissait à tous pourboires et compliments. Bref, c’est l’histoire d’un mec qui n’avait ni lu, ni connu La Fontaine, encore moins Esope ou Abstémius, et s’en « foutait » comme de sa première chemise, vendant, toujours et encore, la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Souriant à sa nouvelle fortune du jour et au casino de la vie.

Hélas, les débuts de semaine ne sont jamais à la mesure des espoirs du week-end. Riche le vendredi, Bernard Tapie est redevenu pauvre le lundi. « Je mène 3-0 », disait-il encore à la fin de la semaine dernière, « à dix minutes de la fin du match ». Mais la fin du match a été terrible et la cour de Cassation a cassé hier l’arrêt de la cour d’appel de Paris de septembre 2005, renvoyant tout le monde à un nouveau et lointain procès et l’ancien ministre de la Ville à ses rêves évanouis.

« Adieu veau, vache, cochon, couvée » et, peut-être aussi, à l’hôtel particulier de la rue des Saint-Pères. Bonjour tristesse et nouvelles tracasseries avec un procès pour banqueroute à compter du 19 octobre prochain. Bernard Tapie n’est pas toujours « verni ». Et, pour une fois, ce n’est pas de la… comédie.

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C
Je lis toujours avec autana de plaisir et d'intéret tes EDITO.Amitiés.FC
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