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Jean-Paul Busnel, journaliste et éditorialiste, aujourd'hui intervenant-professeur auprès de grandes écoles, notamment SciencesCom, Centrale, Audencia, EAC, et par ailleurs consultant/expert pour les entreprises, porte un oeil critique sur l'actualité

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MUR

Aujourd’hui, je suis en panne d’édito. Non pas en panne d’idées, mais en panne d’espoir et d’espérances. J’ai participé hier soir à une réunion très intéressante sur l’engagement de chacun et sur la « réforme ». Sur celle qu’il faudrait peut-être conduire en France pour amener la jeunesse d’aujourd’hui à aimer ce pays, à le respecter et à vouloir l’améliorer. Tant dans son fonctionnement quotidien qu’au travers de ses comportements. Mais, une fois de plus, le débat s’est déporté et… envenimé. Entre ceux qui veulent croire que la France d’aujourd’hui va aussi bien que celle d’hier et ceux qui pensent qu’il est plus que temps de se ressaisir et de voir les réalités. D’un côté, les uns estiment que l’on vit aussi bien qu’avant et qu’il n’y a besoin ni d’ordre, ni d’imposer. Comme si n’existaient pas les cinq millions de sans-emploi, les dettes publiques multipliées par cent, les affrontements à n’en plus finir entre public et privé, les disparités intolérables entre régimes de retraites ou de protection sociale, un système de santé de moins en moins assuré et une jeunesse de plus en plus précarisée. Et de l’autre, il y a ceux qui prônent une complète remise à plat des codes et des institutions pour redonner des règles, des modes d’emploi et des ambitions. Avec, en prime,  un dépoussiérage et un redécoupage complet des 36.000 communes, un véritable choix entre départements et régions, une vraie réflexion entre la nécessaire flexibilité de l’emploi et la protection des individus et, enfin, une réelle volonté de dépoussiérer un Etat tentaculaire et obèse, jusqu’à en éclater, qui n’assure plus rien à personne. Sauf peut-être à ses… employés, seuls désormais assurés de survivre dans une société toute entière paupérisée.

C’est à croire qu’il y a désormais deux « France » dans le même pays. L’une qui vit et s’arc-boute sur ses acquis et l’autre qui les cherche. L’une qui prétend que rien ne se fera sans contrat d’adhésion et l’autre qui affirme que rien ne se construira de bon sans une nouvelle révolution.

La solution est sans doute entre les deux. Entre la méthode Coué et la méthode forte. Entre l’immobilisme des « merci, je suis déjà servi » et le jusqu’auboutisme des désespérés de la modernisation. Mais comment remettre tout à plat en évitant l’affrontement ? Comment parler de tout sans provoquer des conflits d’intérêt ? Comment restaurer le bien collectif au détriment des corporatismes et des avantages particuliers ? C’est la seule et vraie question d’aujourd’hui. A laquelle ne peuvent répondre, visiblement, ni les syndicats, ni les partis, ni les patrons, ni les ouvriers. Et encore moins les fonctionnaires ou les seuls salariés ? Car chacun, aujourd’hui, est suspect. De ne parler que pour lui-même, à juste titre, et d’oublier toujours les autres, à juste déraison.

Alors, le défi est lancé. Qui aura demain la bonne idée pour reconstruire cette société dont nous rêvons ? Celle qui respecte les hommes et déjoue les ambitions. Qui saura et qui pourra détruire demain ce mur… d’incompréhension ?

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J
Une tete bien faite plutot qu'une tete bien pleine. Un corps, et celui de la Nation n'y echappe pas, depend du courage de sa volonté, de ses idées et de son courage moral. Quand la tete est malade, quand le leader n'est pas a la hauteur, c'est le corps, l'equipe, la Nation qui en patissent. Un chef, un president, des ministres, un patron, des parents doivent montrer le chemin, l'exemple, diffuser l'exemplarité de la conduite a tenir fasse a l'avenir. Notre drame, c'est peut-etre de manquer d'idoles qui soit autre qu'un pousseur de ballon ou qu'une midinette vetue d'un costume a paillettes.<br /> PS: Les accents des mots de ce texte ont pati de l'espace qu'un clavier anglais leur refuse.
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N
oui, il est plus que temps , mais est il encore temps?Je vois heureusement tous les jours des jeunes , des moins jeunes qui ont le gout de l'effort , mais je vois aussi de plus en plus de " démobilisés " ,<br /> Je me souviens du cri du coeur de ce responsable syndical, qui après une maladie dépressive  due à un licenciement , avait été recyclé pour être patron, et qui me disait qu'il préférait être salarié, car c'était trop de tracas que d'entreprendre, et c'était déja il y a une dizaine d'année...<br /> La France est malade , depuis longtemps, il y a certainement une voie entre la surprotection française qui paralyse et un libéralisme sauvage , mais qui osera la mettre en oeuvre?? Nos politiques sont bien trop occupés, qu'ils soient de droite ou de gauche à surenchérir pour gagner le pouvoir ,, je me demande s''il existe aujourd'hui des gens honnêtes( au sens de" l'honnête homme " )qui fassent de la politique, et je crois que  c'est une erreur que de politiser les choses, c'est suranné, et c'est criminel que d'entrainer des jeunes , dont la réflexion est nécessairement tronquée à entreprendre des actions qui les mèneront dans un mur , les professeurs qui refusent l'entrée de l'entreprise dans les enseignements sont des inconséquents, et n'ont pas la reconnaissance du ventre, car ce sont des improductifs en terme d'argent , et s'ils sont payés chaque mois, c'est grâce à ceux qui travaillent , plus que les 35 heures / semaine.<br /> ceux qui travaillent , justement , sont abasourdis de tout cela, et le danger ( en fait il est déja réalisé , je le vois hélas depuis déja plusieurs années), est une démobilisation des bonnes volontés : pourquoi travailler plus de 35 heures??, ça fatigue, et si c'est pour en faire profiter quelqu'un d'autre que moi, est ce que ça en vaut vraiment la peine ??pourquoi ne pas me contenter de ce que j'ai, sans vouloir faire plus et mieux , ça profiterait à la collectivité, mais c'est fatigant,  souciant, et puis , il faudrait embaucher quelqu'un d'autre : souci en plus, nécessité de trouver un peu plus de travail, pour que cette personne  en ait l, ce qui obligerait le patron à travailler un peu plus, pour assurer suffisamment de salaire , mais qui dit plus d'employé , dit plus de charges, et s'il y a plus de rentrées d'argent , ça augmente les impôts , estce que ça en vaut la peine ?<br /> Eh bien, c'est clairement non pour une grande partie de la population , et c'est cela qui est nouveau et grave, car l'individualisme triomphe , et que fera t on contre l'individualisme , je pense que si l'on veut vivre dans une société et profiter de ses bienfaits, chacun a un rôle à jouer, il y a une règle du jeu , on doit mettre la main à la pâte et offrir  quelque chose en échange de ce que la société offre . <br /> j'ai tendance à penser que ce qui est distribué gratuitement dévalorise l'objet , ce qui valorise quelque chose est l'effort déployé pour l'obtenir,nous vivons à l'ère du " cadeau gratuit "..( voir les publicités de magazine , rien de plus exaspérant à mon gout, mais qui s'indigne actuellement de voir ces deux mots accolés.?).<br /> Je crains que ce ne soit un phénomène de société, et que donc le mal ne soit profond et inextirpable, car l'enfant , puis l'adulte se façonne par l'effort , il faut donner des barrières au tout petit, l'individu ne peut se construire que s'il a des interdits, mais dans ce siècle ou l'obésité infantile gagne , car le simple effort de marche est récusé ( les parents amènent les enfants en voiture à l'école, même pour une centaine de mètres), on peut se demander quel effort pourra être demandé au " citoyen " .<br /> Je crois qu'il faut tout mettre à plat , maheureusement les révolutions ne se font pas sans grand dommage pour les individus, je prône une révolution pacifique, malheureusement , il s'agit de changements qui vont déchaîner des passions  , le pacifisme sera mis à mal , c'est peut être  pour cela que les politiques, les syndicats ,du moins les têtes pensantes y vont petit à petit, je l'espère , sans en être persuadée .<br />  
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