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  • : Jean-Paul Busnel, journaliste et éditorialiste, aujourd'hui intervenant-professeur auprès de grandes écoles, notamment SciencesCom, Centrale, Audencia, EAC, et par ailleurs consultant/expert pour les entreprises, porte un oeil critique sur l'actualité
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sas_titre-1.jpg- Tout Etat libre où les grandes crises n'ont pas été prévues est à chaque orage  en danger de périr.

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Jean-Jacques ROUSSEAU

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30 septembre 2007 7 30 /09 /septembre /2007 16:28

François Fillon a-t-il eu raison, le 21 septembre dernier, de parler de "faillite" de l'Etat ? Aujourd'hui, "à froid" et après une dizaine de jours de réflexion, on peut répondre par l'affirmative et par la négative, mais avec un peu plus d'accent sur la dernière nommée.

Oui, la France est en "faillite" et ce n'est plus guère une surprise pour personne. Pas un budget de l'Etat n'a été équilibré depuis 1974. La faute en revient donc tout autant à la droite qu'à la gauche. Aucun régime politique n'a en effet eu le courage de faire les réformes de structure indispensables au pays. Et la France se meurt désormais d'un endettement insupportable et de dépenses de fonctionnement hors de proportion avec sa dimension.

Le Premier ministre a donc eu raison de pratiquer le langage de la vérité et de la responsabilité, ne ménageant pas au passage l'ancien gouvernement prétendument "vertueux" de Dominique de Villepin.

Mais il a sans doute eu tort de faire cette annonce lors d'un voyage anodin en Corse car il est des arguments explosifs qu'il faut garder en réserve de la République pour des temps plus durs. Certes, les agriculteurs de l'Ile  de Beauté lui réclamaient encore plus d'aides, mais la situation n'était pas tendue à ce point. Certes, françois Fillon a voulu avoir recours à une "image", mais il est des images qu'il faut garder soigneusement dans son portefeuille pour casser des grèves ou des insurrections.

En terme de communication de crise, François Fillon a "anticipé", mais il s'est aussi privé d'une arme de choix pour mener à bien la réforme des régimes spéciaux voulue par Nicolas Sarkozy. Qu'aura-t-il désormais à opposer aux cheminots et aux traminots qui tenteront de paralyser la France en octobre ?

L'expérience montre que l'on a raison de dire la vérité en situation de crise. A condition toutefois de ne pas la dire... trop tôt. Sauf à précher dans le désert.

Jean-Paul BUSNEL

crédit photo : AFP

Mots-clés : François Fillon, Etat, Corse, communication de crise, Jean-Paul Busnel, consulting, expertise, SciencesCom, professeur, Premier ministre

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Published by La crise n'est pas une fatalité - dans jpbusnel
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